2014年度フランス語コンクール出場原稿

【お題】

私の好きな日本、嫌いな日本(Le Japon que j’aime, le Japon que je n’aime pas)

【スピーチタイトル】

視点を変える、想いが変わる ― 好き嫌い表裏一体論 ― (Voir autrement ce que l’on n’aime pas)

【本文(日本語)】

私は日本人の父親と韓国人の母親の元に生まれた。出生は日本だが、生後すぐに韓国にある母方の実家に移り住んだ。その後は母親の元で韓国と日本を往復する幼少期を過ごした。小学校6年間のうち、合計約4年間は韓国で生活し、中学1年まで韓国で過ごしたあと日本に完全に帰国した。今でこそ、私が韓国で過ごした年数は人生の4分の1程度であるが、当時の私にとっては人生の半分を韓国で生活したことになる。そうして、感性がどちらかというと韓国人のそれに近い私は日本での中学生活を送り始めることになったのだ。

中学校は家から近かったため、一般的な公立中学を選んだ。転入手続きを終え、クラスのみんなの前での自己紹介も終えた私は、久しぶりの日本での学校生活に胸を踊らせていた。しかし、そこで問題が生じる。日本の中学生活の勝手がわからなかったのだ。

例えば、先生への接し方だ。韓国は、もしかしたら周知の通り、儒教色が強い国であるため上下関係が厳格だ。学校内で先生は絶対的存在であり、先生に対しては必ず敬語を使う。しかし、日本の状況は少々異なる。もちろん日本でも先生に対して基本的には敬語を使うが、先生によって、あるいはその場の雰囲気によって敬語でなくとも許される。そして先生もそういった生徒にどうこう言うことなく笑顔で接する。韓国では考えられない光景だ。もちろん日本と韓国の違いがそれだけであったのなら大した問題ではなかったであろう。しかし、その他にも数多くの点で、私はクラスの皆と同じように学校生活を送ることができなかった。日本の中学生活に馴染むことができなかったのだ。その結果、私は孤立することになり、最終的に誰とも話すことがない日までできるようになった。

 私たちは、社会の一員である以上、必然的に何らかの社会的共同体、つまりコミュニティに属している。それは日本においてだけでなく、韓国も、そしてもちろんフランスも同様である。私たちは家族に属し、学校に属し、そして職場に属している。これらはすべて一種のコミュニティである。先ほど私が例を挙げたように、日本のコミュニティは他者を受け付けない排他的なものであると私は考える。さらに、<出る杭は打たれる>という言葉があるように、日本のコミュニティは常にその構成員に均質化を求める。他の者との差異化を図ってはならないのだ。

私は日本のこういった排他的で均質化を求めるコミュニティが嫌いだ。より正確に言うならば、嫌いであった。なぜ過去形で言ったかというと、今は必ずしも嫌いだといえないからである。むしろ好きとまでいえるかもしれない。

先ほども述べた通り、私は中学のころからずっと日本に住んでいる。排他的な中学を卒業したあと、高校に進学し、大学にも進学した。大学生活ではアルバイトやスポーツサークルなどのコミュニティに属している。もちろんすべて排他的なコミュニティだ。しかし、だからといって、私が未だに日本型のコミュニティに馴染めていないわけではない。私は日本人の感性を理解して、日本型の排他的コミュニティに順応したのだ。

一度、排他的コミュニティに順応して受け入れられると、通常のコミュニティ以上の連帯感や一体感を得ることができる。例えばアルバイト先でもサークルでも、そこの人々が私に接する態度と外部の人に接する態度とでは全く親密度が違う。もちろん彼らは外部の人に対しても十分に親切ではあるが、その間には、中学生の頃の私を悩ませた一定の距離感と、一種の見えない壁のようなものが存在する。

確かに、日本のコミュニティは排他的で他者を受け付けない傾向にある。しかし、それをむやみに非難の対象としてしまうのは少しはやとちりかもしれない。日本のコミュニティの排他的な性質はあくまでそのコミュニティのもつ特性の一つなのであって、欠点だと言いきってしまうのは、本質から遠ざかる行為になりかねない。「嫌い」だと思っていた対象も、少し視点を変えてみると「好き」になることができる。「嫌い」を「嫌い」で終わらせずに、「好き」に導く試みは十分に価値があることではないだろうか。

今回の主題である「私がすきな日本、きらいな日本」にあえて率直に答えるとするならば、私は日本の排他的なコミュニティが嫌いであり、そしてそれと同時に好きでもある。

【本文(フランス語)】

 Je suis né d’un père japonais et d’une mère coréenne. Même si je suis né au Japon, j’ai déménagé chez mes grands-parents en Corée du Sud peu de temps après ma naissance, dès lors, et pendant mon enfance, je n’ai cessé de faire des allers-retours entre les deux pays. Après avoir passé quatre ans à l’école primaire et un an au collège en Corée, je suis revenu vivre au Japon.

    Aujourd’hui, mon séjour en Corée ne représente qu’un quart de ma vie, mais cela en représentait la moitié lorsque je suis revenu au Japon à l’âge de 14 ans. J’ai dû donc commencer une nouvelle vie avec des habitudes que j’avais adoptées en Corée.

J’ai choisi un collège dans ma commune pour la raison simple qu’il était près de chez moi. Lorsque je suis arrivé, le premier jour, et que j’ai dû me présenter à mes nouveaux camarades de classe, mon coeur battait de joie de cette vie complètement nouvelle qui allait m’arriver. Néanmoins, je me suis rapidement rendu compte que j’aurais du mal à m’intégrer dans la classe, parce que je connaissais mal leurs règles.

L’attitude envers les professeurs par exemple. Comme la Corée du Sud est un pays confucianiste, la hiérarchie selon l’âge est plus sévère qu’au Japon. Les professeurs sont tellement absolus que les élèves sont toujours tenus de leur parler et de réagir correctement, sans aucune exception possible. J’ai découvert que ce n’est pas toujours le cas au Japon. Certes, il faut réagir aux professeurs avec respect et politesse, mais j’ai parfois vu des élèves s’adresser à eux comme à des amis en les tutoyant. Les professeurs japonais ne se fâcheront pas forcément contre un tel comportement, qui serait considéré comme impardonnable en Corée.

La différence des règles de vie au quotidien m’empêchait donc de m’intégrer. Je ne pouvais pas faire tout comme les autres, et en conséquence, cela m’a isolé. Il y avait même des jours où je ne parlais avec personne à part ma famille. Je détestais l’endroit où j’étais, les gens de ma classe et enfin le Japon.

   Puisque on fait partie d’une société, on appartient inévitablement à des communautés. Pas seulement au Japon, mais en Corée aussi, et bien sûr en France. On appartient à une famille, à une école et à un lieu de travail. Ce sont des sortes de communauté. Ainsi que je vous l’ai dit, à mon avis, les communautés japonaises jouent plutôt un rôle d’exclusion, elles n’osent pas accepter autrui. Le dicton japonais: « Deru kui ha utareru », ce qui veut dire en français : « clou qui dépasse sera enfoncé », illustre bien cette façon de penser, cette idée de communautés qui demandent toujours une homogénéisation de leurs membres. J’ai compris qu’on ne devait pas se distinguer par rapport aux autres.

Je n’aime pas ces communautés au Japon. Ou plus exactement, je ne les aimais pas à l’époque. Pourquoi l’imparfait ? Aujourd’hui, je ne les déteste plus vraiment ; j’ai même découvert une part de moi qui les aime.

Je réside au Japon depuis huit ans maintenant. Après le collège et le lycée, je me suis inscrit à l’université. J’appartiens à plusieurs communautés à la fois, comme mon club de sport, ou le bistrot où je travaille, qui sont eux-mêmes des communautés plutôt exclusives. Cependant, je suis aujourd’hui bien intégré parce que j’ai compris la mentalité japonaise et que j’ai fait en sorte de m’y adapter.

Une fois que l’on s’est adapté à des communautés exclusives, on y trouve une fraternité et une solidarité très fortes. L'intimité que je ressens dans les communautés auxquels j’appartiens ne s’adresse pas aux personnes extérieures. Mes camarades sont gentils avec elles, mais je sens pourtant qu’il y a une sorte de mur invisible qui maintient toujours une distance entre elles et eux ; cette même distance avec laquelle j’ai eu du mal pour mon intégration lorsque je suis arrivé au Japon.

Certes, les communautés japonaises ont tendance à exclure les autres. Toutefois, je pense qu’on aurait tort de les condamner trop vite. Le fait qu’elles soient plutôt exclusives n’est qu’une caractéristique, qui n’est pas forcément un défaut. Si nous changeons notre point de vue, nous pouvons même aimer ce que nous n’aimons pas. Il faut toujours voir les choses autrement.

J’ose répondre franchement au sujet d’aujourd’hui : Je n’aime pas les communautés japonaises exclusives, et poutant je les aime aussi autant que je ne les aime pas. 


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